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 Harvey Milk : Sickness & Hunger

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Hannibal-Lector le castor
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MessageSujet: Harvey Milk : Sickness & Hunger   Dim 8 Mar - 20:41

Harvey Milk : Sickness & Hunger



"Without hope, life is not worth living. You got to give them hope", (sans espoir, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. On doit leur donner de l'espoir). C'est plus ou moins sur ces mots que ce termine Milk, dernier film de l'américain Gus Van Sant qui commence un nouveau cycle, après la tétralogie Gerry-Elephant-Last Days-Paranoid Park. Dans ces phrases prononcées par l'inévitable Sean Penn, on retrouve
le centre de ce film, le duo, et surtout la vampirisation (pour ne pas dire la contamination) qui hante le film. En effet, qui parle dans ces phrases? Est-ce Harvey Milk, qui a voulu donner de l'espoir à "us others"
(nous autres) ou Sean Penn, lui même grand activiste et militant pour un peu tout et n'importe quoi? A la mémoire duquel des deux est le film (bon ok sean penn il est pas mort mais bon)? Lequel est une représentation de l'autre? L'identifacation de Sean Penn à Milk (interprétation par ailleurs récompensée par un oscar) laisse-t'elle la place aux deux personnages ou fusionnent ils en un seul? Et dans ce cas là, lequel vampirise l'autre? Et la vampirisation se limite t'elle à ces deux personnages?

Ainsi, Milk est un film infecté, comme du lait tourné : Ainsi, il est contaminé par son propre sujet et surtout on traitement vieillot (d'où le lait tourné, c'était pas un jeu de mot merdique voyons ;-)). En effet, le sujet est interessant, mais comme on pouvait s'y attendre (et ce que les critiques et nominations aux oscars ont confirmés), le film est carrément pro homosexuels. Jusque là pas de problèmes, j'ai absolument rien contre les gays, et de la part d'un film dont le réalisateur et le scénariste sont homos, c'est pas très étonnant. Mais malheuresement le film tourne un peu en ridicule quand il oppose, via les images d'archives, les gentils et souriants gays vivant leur passion et les méchants pouvoir publiques qui veulent les traiter comme des animaux. Bon ceux qu'on voit dans ces images d'archives sont vraiment des gros cons et ça fait parfois du bien de le rappeler, mais c'est quand même gavant à force. Van Sant essaie aussi de mettre en valeur les sentiments et les relations des homosexuels de son films dans des séquences intimes entre les personnages (les passages avec Sean Penn et James Franco, puis entre Sean Penn et Diego Luna). Et là surprise! Alors que ces passages avec des personnages seuls ou a deux étaient pleins de grâce et de beauté dans LAst Days ou Paranoïd Park, là elles constituent (avec les images d'archive) le plus faible du film. Le film est donc vampirisé par son propre sujet, mais aussi (et surtout) par le traitement de ce dernier. Malheuresement, le diagnostique ne s'arrete pas là, et il faut noter que le film est carrément doublement contaminé par son sujet, c'est à dire notamment la cause homo, mais aussi Harvey Milk lui-même.

Ici, la maladie évolue pour survivre (aux critiques), et on a donc carrément l'impression de faire face à un
virus : ainsi, Van Sant ne fait pas un éloge à 100% de Milk comme pour la cause homo : on rejoint le schéma de la personne animée par des principes qui finalement y renonce peu à peu afin de gagner du pouvoir (en marchandant les votes, ou en demandant à d'autres de faire une révolte afin de pouvoir la calmer et apparaître comme un héros). Malheuresement, on va pas faire comme si c'était une incroyable innovation, et c'est d'ailleurs plutot de l'académisme (d'où la récompense du scénario de Dustin Machin Black par .... l'académie des academy awards justement). Au moins, le scénario propose un contrepoids en la personne de Dan White, joué par l'incroyable Josh Brolin, qui suit le chemin inverse de Milk, et surtout qui est joué avec beaucoup plus de nuances que Milk : en effet, à la fin du film White arrive à nous être sympathique alors qu'il vire extreme droite (Milk lui pécise qu'il devient plus réac que Reagan, président des US 2 ans plus tard), tandis que on lit dans le jeu de Penn souvent, ce qui rend encore plus dur d'avoir des sentiments pour lui (voir notamment la dernière scène où il parle à James Franco).

Néanmoins, cette maladie, cette contamination (qui est dans la film, à défaut d'être dans les homos comme le dit dans le film l'autre cone dont j'ai oublié le nom) ne marche pas que dans un sens et n'est pas que négative : en effet, on notera en premier lieu que les personngaes du film contaminent les acteurs : en effet, après le naturel géné très agrable des acteurs non professionels de Paranoid Park, Van Sant revient aux professionels et fait des choix extrement cohérents : Sean Penn, qui d'habitude m'énerve, retrouve la folie qui lui allait si bien dans Outrages de De Palma, James Franco a une grande grâce, et surtout plein de naturel, notamment dans son jeu physique.Josh Brolin joue tout en subtilité et il signe une bien meilleure perf que Sean Penn, qui est lui un peu imité par Diego Luna, très bon (bien qu'il en fasse aussi un peu trop parfois). Mais surtout, celui que j'ai trouvé incroyable c'est le jeune Emile Hirsch, qui décidement depuis le mauvais mais finalement drôle The Girl Next Door (dans lequel il tirait son épingle du jeu) arrive à enchaîner les bons films sans aucun problème (Alpha dog, Into The Wild, et surtout le génialissime Speed Racer). Ici il est complétement possédé par son rôle : quand on le voit courir, hurler, sauter sur place, on dirait vraiment un fou persuadé qu'il est quelqu'un d'autre. Malgré sa coiffure et ses lunettes ridicules, il arrive une fois de plus à convaincre au milieu d'autres excellents acteurs. Ca c'est la classe.

Mais si les personnages vampirisent les acterus, et malgré le fait que le film soit vampirisé par son personnage principal, le film arrivent à vampiriser SES personnages : en efet, le film est génial dans les scènes de foules, de manifestations, de mouvement, de déplacement, comme un virus qui évolurait en suivant les personnages infectés afin de ne pas les lâcher et préférant les zones peuplées pour mieux se répandre. En effet, la caméra arrive à épouser les corps, le baroque de l'action et du récit (des aspects de révolution parfois). et c'est bien dans ces séquences (qui étaient le défaut de paranoid park par ailleurs), le film atteint une grâce digne de Van Sant. Et rien que pour ces moments, le film vaut largement la peine d'être vu. Osez la contamination... (filmique et non pas homo je rappelle).

4/5 Une déception, mais un excellent film malgré tout

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- Brian de Palma
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